Espace manga !!!

From Japan

La prépublication en France

le 29/06/2005 à 13h57
En juillet 1994, Glénat sort un magazine en parfait secret. A cette époque, le monde du manga était bien maigre et seul l'éditeur grenoblois était sur le marché avec des titres dérivés de séries animées à succès. C'est d'ailleurs surfant sur la renommée de Dragon Ball que Glénat baptise leur prépublication : KAMEHA (nom de l'attaque phare de Songoku, le héros de la saga DB). Edité mensuellement, ce magazine de 200 pages proposait 3 séries totalement inconnues du grand public (Striker, Dirty Pair, Crying Freeman). Voyant le phénomène manga comme une poule aux œufs d'or, Glénat espérait que ce magazine devienne le magazine attitré des ados qui venaient de ranger leur journal de Mickey et qui n'était pas encore fana de l'humour Fluide Glacial. En octobre 95, c'est feu-Manga Player qui se lance dans le même projet avec "Manga Player" (tout simplement). Eux vont frapper très fort avec des séries de démarrage incroyables (Ghost in the Shell, You're Under Arrest, Gunsmith Cats et 3x3 eyes) et pourtant, Kameha et Manga Player vont déposer les armes l'un après l'autre après quelques années de bons et loyaux services. Les séries prépubliées dans ces magazines ne verront donc jamais de fin en France sauf celles qui ont été suivies par un grand succès de vente en tankôbon (comme Ah My Goddess, 3x3 eyes, Ghost in the Shell ou GTO).

Malgré les projets "ratés", Pika Edition tente une nouvelle fois de conquérir le monde de la prépublication en France. Il faut dire que le monde du manga en France est en pleine expansion. En 2002, le manga représente 25% du marché de la bande dessinée, une progression de 15% par rapport à 2001.

Présentation de ce produit qui a des particularités bien différentes de son grand frère japonais :
Collection Shônen change du format "bottin" pour se rapprocher du format tankôbon. Bien qu'un peu plus haut et large, il tiendrait presque dans la poche. Le numéro 1 contient 400 pages et présente les premiers chapitres de 5 séries (FLCL, Get Backers, Young GTO, Turn A Gundam et Cyborg Kurochan). Ces séries ont toutes comme point commun d'appartenir au genre shônen, le genre le plus vendeur en France. Malgré ça, elle sont singulièrement très différentes.

Publié de façon mensuel, vous pourrez vous procurer le magazine UNIQUEMENT en boutique spécialisées ou grande surface "livre" (virgin, fnac etc.). Reprenant le principe japonais, un système de vote a été mis en place sur le site officiel de l'éditeur (WWW.PIKA.FR) pour noter les manga proposés. Il semblerait que tous les 5 numéros, la série la plus mal-aimée vous fera ses adieux remplacée par une nouvelle. Inversement, les plus populaires se verront offrir une sortie en tankôbon (à noter que Get Backers et Young GTO sont d'ors et déjà inscrit sur les plannings tankôbon Pika).

Après cette énumération "technique", analysons un peu le fameux magazine. Si Pika ne distribue Coll.Shônen uniquement en librairie spécialisée, c'est uniquement dans le but de cibler le public de mangaphiles. Ils rejettent immédiatement le grand public en leur donnant l'impossibilité de se procurer le manga en presse. Impossible donc de s'acheter le dernier numéro avant de prendre son train ou son métro. Le magazine sera acheté en même temps que les derniers tankôbons sortis ou ne sera pas acheté.
Le deuxième point frappant vient de la qualité dudit magazine. Une reliure parfaite, une impression sans bavure, un papier solide et blanc... rien à voir avec les produits japonais de seconde zone imprimés sur papier recyclé de couleur et dont les tons noirs sont loin d'être convaincants. Pika se positionne alors non pas comme produit de consommation mais comme produit de luxe. Le prix va également dans ce sens car c'est 7 € qu'il faudra verser pour se payer un seul numéro de Coll.Shônen. Le MEME prix que le dernier GTO ou Love Hina. Pika veut faire de ce livre un ouvrage à collectionner (comme le prouve la tranche de l'objet qui représentera une fresque lorsque tous les numéros seront positionnés l'un à côté de l'autre sur vos étagères). Une orientation de produit totalement à l'opposé de ce que sont les prépublications japonaises. Mais on peut se demander si ce choix est très judicieux. Pika vise un public de fan. Le même public qui se plaint des prix abusifs des manga. Ce même public qui trouve qu'une parution bimestrielle pour un tankôbon procure une attente trop longue. Est ce que ce public paiera 7€ pour des épisodes de 5 histoires dont le rythme sera deux fois plus lent qu'avant (un chapitre ou 2 par mois) ?! Rien n'est moins sûr même si la qualité de produit semble sans appel. D'autant plus que les séries choisies pour lancer le projet n'ont pas le charisme suffisant pour en faire dès le premier numéro un achat indispensable.

Alors que la publication mensuelle de manga ne fait qu'augmenter, Collection Shônen va-t-il trouver sa place auprès de toute ces nouveautés ? Surtout lorsque l'on sait que les fragments que l'on va acheter vont être à racheter plus tard en tankôbon ? Je n'en mettrais pas ma main à couper. Et dans quelques mois, ce magazine sera suivi par un projet similaire lancé par les éditions Soleil. La France est-elle prête pour un produit de ce genre ? Réponse dans quelques mois en suivant attentivement les ventes de Collection Shônen et du prochain Soleil.

[Source : Mangajima]

La prépublication

le 29/06/2005 à 13h51
Certains parmi vous ne savent peut être pas exactement à quoi ressemble le monde du manga au Japon. Les tomes que vous achetez tous les deux mois chez votre libraire ne sont pas exactement la base du manga au pays du soleil levant. Non, cette forme d'édition récompense les titres les plus méritants, les titres les plus aimés qui ont passé l'épreuve difficile de la PRÉPUBLICATION.

Il existe une variété incroyable de titres des prépublications au Japon. Publiés de façon hebdomadaire ou mensuelle, ces livres se présentent sous l'aspect (et format) d'un gros annuaire comme nos traditionnelles "pages jaunes". Pour exemple, l'un des plus célèbres est le Weekly Shônen Jump. 230 yens (environ 2 euros) pour un livre mastoc de près de 500 pages où vous pourrez découvrir environ 25 séries différentes. Chaque numéro vous dévoile un chapitre d'une de vos séries préférées. Les plus grands ont commencés leur carrière dans ce magazine (City Hunter, Video Girl Ai, Dragon Ball, Slam Dunk, Rurôni Kenshin etc.) et actuellement c'est One Piece, Hunter X Hunter, Naruto et Yu-Gi-Oh qui font les beaux jours de ce livre. Tiré à près de 4 millions d'exemplaires par numéro, ce magazine est la coqueluche des adolescents. Rien de tel après un cours de grammaire épuisant qu'un petit tour au dernier conbini (convenient store, les petites boutiques ouvertes 24h/24 au Japon) pour se procurer le dernier numéro de son livre de prépublication préféré. La découverte des nouveaux chapitres de ses mangas favoris se fera en général dans le train ou dans le métro pour écourter la durée du voyage. Une fois lu, il est rare que le "bottin" prenne place dans la collection de son lecteur. Imaginez s'il fallait garder chaque numéro de ces énormes bouquins, il faudrait une bibliothèque immense ce qui est loin d'être le cas des japonais moyens. C'est donc dans la première poubelle trouvée que l'objet finira, quand il ne sera pas laissé sur les bancs du métro ou donné au premier récupérateur de papier qui traversera le quartier avec sa camionnette musicale.

Mais les adolescents ne sont pas les seuls consommateurs du genre. Il existe des ouvrages de prépublications pour tout type de public. De la petite fille au salary man en passant par la fan de yaoi, chacun peut trouver le magazine qui se rapproche le plus de ses goûts. Ainsi c'est cette forme de manga qui est véritablement ancrée dans le quotidien des japonais. Les tankôbons (volumes reliés tel que nous les connaissons en France) ne sont donc qu'une version "deluxe" des chapitres que l'on a déjà découverts il y a quelques semaines dans un magazine. D'ailleurs, ces derniers sont plastifiés et absolument impossibles à feuilleter lorsque vous allez dans la librairie la plus proche, contrairement au rayon prépublication où tout bon japonais passe quelques minutes hebdomadaires pour feuilleter les nouveautés.

Gros succès commercial (qui a tendance à se tasser depuis l'apparition des nouvelles technologies dans la vie des japonais), le monde de la prépublication est en fait une machine extrêmement huilée afin de s'assurer des ventes "satisfaisantes&quo... Chaque numéro est accompagné d'un petit coupon de vote qui permet à son lectorat de donner son opinion. Shaman King ne vous plait pas ? Vous lui préférez One Piece ? Qu'à cela ne tienne. Il vous suffit de remplir ce bon pour faire parvenir votre avis à la maison d'édition. Cet avis est primordial pour le bon fonctionnement d'un magazine de ce genre. Plus la série plaît, plus elle fera la une de la couverture, plus les posters et autres illustrations couleurs seront présentes dans les pages de l'énorme livre et plus son chapitre fera parti des premières pages du mag (en général la série que vous pouvez trouver en dernière position du magazine est révélatrice d'une audience insatisfaisante et va bientôt vous faire ses adieux).

Les mangaka sont donc en plein centre d'une arène où le rôle de César est joué par leur public. Si les japonais plébiscitent votre œuvre, le succès sera à vous. Si par contre ils vous boudent totalement, vous ne serez pas publié pendant très longtemps et il faudra plancher sur un autre manga en espérant que "César" lève un jour le pouce vers le ciel. C'est malgré cette pression que le mangaka doit absolument faire face et livrer ses 14 pages hebdomadaires tout en priant pour que son éditeur ne lui fasse pas subir trop de changements. Car le public n'est pas là uniquement pour virer ou féliciter un manga, il est également là pour "créer et améliorer" une bande dessinée. Si les japonais se sont épris d'un personnage, l'éditeur va faire pression sur l'auteur afin de le mettre plus souvent en valeur. Si le pauvre mangaka avait justement décidé de le faire mourir au chapitre suivant, son idée doit être totalement revue pour subvenir aux exigences du public.

Vous pensiez que les classements de popularité des personnages étaient là pour le fun et bien non, c'est un outil dont se sert l'éditeur pour orienter les futurs chapitres du manga. Le côté artistique du métier perd donc son importance face au côté économique. Vous pouvez d'ailleurs vous amuser à relire vos manga avec cet œil critique, vous y verrez souvent des retournements de situations, des changements de scénario qui puisent certainement leur source dans les derniers sondages d'opinion d'époque. Ainsi, la prépublication est une véritable usine à fabriquer des succès commerciaux. Les meilleurs restent et sont mis en valeur, les moins bons partent en ayant au préalable changé d'orientation leur scénario pour se donner une seconde chance. Un principe sans pitié qui ne régit pas uniquement l'univers manga mais aussi le monde musical japonais ou tout autre univers à fort potentiel commercial. Mais qu'en est-il de la France ?

C'est à la fin du mois de janvier 2003 qu'un livre de prépublication vient de sortir : Collection Shônen. Une expérience nouvelle pour notre hexagone ? Non ! Collection Shônen sera le troisième projet de ce genre.

[Source : mangajima]

Qu'en pensez vous ?? 2

le 29/06/2005 à 13h45
Bonjour à tous !!!

Alors que je traînais encore sur le net en recherche d'infos sur le pays du Soleil Levant, les mangas, anime, etc. Je me demande pourquoi ne pas vous en faire profiter ?

Qu'en pensez-vous ? Ca vous intéresse ?

Je pense donc essayer de vous mettre de temps en temps quelques infos sur le Jaépon, la culture japonaise, et bien sûr le traitement de nos chèrs mangas là-bas !
Vous pourrez donc trouver un premier article sur la prépublication des mangas au Japon, passage obligatoire pour tout manga et base de leur vente. La prépublication est quelque chose de très important et très connu que tout fan de mangas se doit de connaître ! ^^

Bonne lecture !

Japonais

le 22/04/2005 à 20h52
Salut tout le monde !

Une idée vient de me traverser l'esprit (lol), je vous propose dans cet article de nous faire partager toutes vos connaissances (de quelles que domaines qu'elles soient) sur le Japon !

Par exemple :
- le Japon en tant que pays (bon, me ressortez pas votre cours de géo, mais bon... lol)
- les bons petits japonais et jolies japonaises
- des mots courants (ou moins) du vocabulaire japonais
- des remarques
- des infos, des données surprenantes que vous avez aprises, etc...
Bref, tout ce qui vous passe par la tête et que vous avez envie de nous faire partager !!! ^^

N'hésitez pas !!!
Vive la culture japonaise ! lol ^^

©2006 - Bloxode.com est un service gratuit de Lexode.com - Prévenir d'un abus - Conditions d'utilisation